{La table Citron} Julian Barnes đŸ‹

Résumé:

C’Ă©tait son congĂ© annuel. Ses deux jours de permission. Il s’Ă©tait fait couper les cheveux comme d’hab, avait fait nettoyer son blazer comme d’hab. Il Ă©tait un homme ordonnĂ©, avec des dĂ©sirs et des plaisirs ordonnĂ©s. MĂȘme si ces plaisirs n’Ă©taient plus aussi intenses qu’ils l’avaient Ă©tĂ©. DiffĂ©rents, disons. En vieillissant vous ne teniez plus aussi bien l’alcool… Alors vous buviez moins, apprĂ©ciiez mieux la chose… Et mĂȘme chose avec Babs – comme il se souvenait de cette premiĂšre fois avec elle, il y avait dĂ©jĂ  tant d’annĂ©es… Chez les Chinois, le citron symbolise la vieillesse et la mort. La table citron Ă©tant celle autour de laquelle on vient en parler, tous pourraient donc s’y asseoir. Sinistre ? Pas du tout. Dans les onze nouvelles ciselĂ©es qui composent ce livre, Julian Rames joue sur diffĂ©rents registres, du plus cruel au plus tendre. Il y a du Tchekhov dans ces pages-lĂ  – la dĂ©licatesse, la retenue – et du Gogol – la dĂ©rision, le trait Ă  l’emporte-piĂšce. Plus un humour inimitable.

Biographie de l’auteur

Julian Barnes est nĂ© Ă  Leicester en 1946. Le plus brillant et le plus cĂ©lĂšbre des romanciers anglais contemporains est l’auteur de plusieurs romans traduits en plus de vingt langues dont Le perroquet de Flaubert (prix MĂ©dicis essai), Love, etc. (prix Femina Ă©tranger), England, England et Arthur & George ; de recueils de nouvelles et d’essais, de livres de cuisine et, sous le nom de Dan Kavanagh, de quatre polars. Julian Barnes est aussi Ă  l’occasion traducteur d’Alphonse Daudet.

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Avis:

Toutes les nouvelles parlent de personne avancĂ©e dans l’Ăąge. Ils racontent leurs histoires, leurs souvenirs du quotidien. Divers sujets sont traitĂ©s, la peur (la premiĂšre nouvelle avec le salon de coiffure) il y a aussi leurs amours frustrĂ©es, non consommĂ©es, rĂ©vĂ©lĂ©es au centre du rĂ©cit mais qui retombent comme un soufflĂ© (Histoire de Matt Israelson), ou encore ses deux amis qui boivent le thĂ© ensemble oĂč le secret est de mise. Il y a aussi ce vieux militaire qui passe quelques jours seuls tous les ans, pour « l’hygiĂšne », et aussi cet homme qui dĂ©couvre la vĂ©ritĂ© sur ses parents et cette femme qui lit des recettes Ă  son mari atteint d’Alzheimer et qui rĂ©agit parfois en homme ordonnĂ©, parfois en obsĂ©dĂ© sexuel, et sa femme se cache le vrai problĂšme qui n’est pas issu que de la maladie mais aussi de la frustration. Et « silence » qui je soupçonne se parler de Kaji MotojirĂŽ… ou de sans inspirĂ©e, j’ai retrouvĂ© plusieurs liens entre le livre de Kaji MotojirĂŽ et « le silence »

Du dĂ©but Ă  la fin nous apprivoisons la mort Ă  travers les rĂ©cits des protagonistes. Les textes diffĂšrent sur la longueur. L’humour de l’auteur est parfois osĂ© mais comprĂ©hensible par tous. C’est un bon livre dĂ©tente, et j’ai aimĂ© l’Ă©change des lettres de Sylvia W Ă  l’auteur!

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